[...] Environné de bois et canaux, le chateau de la Mothe-Chandeniers (Vienne, 86) surgit comme un apparition fantastique et commande des perspectives majestueuses.
Isolé sur une île, hérissé de tourelles, de souches de cheminées et de clochetons, il a été rebati sur des bases enciennes dans le gout éclectique de la seconde moitiée du 19ème siècle. La
blancheur des façades ne fait illusion qu'instant, fenêtres béantes, végétation envahissante et toitures défoncées formant une insoutenable image de désolation [...]
(source; La Vienne touristique, Editions Patrimoines & Médias).
Il est resté tel quel depuis l'incendie qui le ravagea dans les années 30.
Mais, à 300 mètres environ à vol d'oiseau, le manoir du Chant-D'Oiseau est en pleine restauration après plusieurs décénnies d'abandon. Ce dernier incite à espérer
qu'un jour prochain la mothe-Chandeniers renaisse lui aussi de ses cendres...
Mais... Que vois je.... Un "tout cassé" que je ne connais point !
Il doit être trop jeune pour moi, car normalement, je suis le gardien officiel de la mémoire des fantomes castraux.
... Quelque soit l'âge de construction d'un bâtiment, même classique ou de simple habitation, sa ruine est toujours un moment de rêve !
Disons que cette ruine est encore "jeune" car on y voit encore des batis de fenetre ou des moignons de toiture (excepte le pavillon d'entrée intact). Mais c'est vrai que ce château fantôme m'a
toujours fasciné...
Désolé mais je ne connais pas ce château ... Déjà le localiser sur quelle commune ?...
Sans doute vers les Trois Moutiers , les articles s'y référent ne m'éclairent pas plus sinon de parler des environs de Loudun ...
En tous cas, il mériterait la restauration ...
Belle série de photos ...
Amicalement Farfadet
Commentaire n°4
posté par
LUCQUIAUD
le 12/11/2008 à 11h52
Effectivement, il se situe sur la commune des Trois-Moutiers, Farfadet. Et il mériterait au moins une consolidation de ses murs afin d'eviter qu'il se degrade plus et reparer la toiture du
pavillon d'entrée rescapé de l'incendie des années 30.
Magnifique effectivement, dommage qu'il soit en si mauvaise état mais quand on sait le coût des restaurations ce n'est pas pour la bourse de n'importe qui...
Bises David.
Commentaire n°6
posté par
Rainette
le 13/11/2008 à 09h49
Oui effectivement rainette, et je pense que seul un prince saoudien du pétrole serait capable financierement de le restaurer... sic
Hello David ;-)
Magnifiques photos. :-)))
C'est avec grand plaisir que je valide ton inscription dans la communauté " vos blogs, en parler ".
Bienvenue!
Dans l'attente de te lire rapidement, et visualiser ton talent, bien à toi.
@ bientôt, cordialement.
Moä.
Commentaire n°7
posté par
Moa
le 13/11/2008 à 11h26
Très belles photos... Qui accentuent le très mauvais état de la Mothe. Il faudrait bien sûr le sauver - s'il était à vendre, ce qui n'est pas vraiment le cas... De plus, le château, les communs, la chapelle et l'ancien parc appartiennent à des propriétaires différents. Opération impossible à réaliser. A noter que le manoir de Chandoiseau que tu as photographié - en cours de restauration - appartenait à la fin du XIXème siècle au baron Lejeune, alors propriétaire du château de la Mothe Chandeniers.
Commentaire n°9
posté par
Samuel
le 18/11/2008 à 12h44
Oui je savais que ce manoir faisait partie du domaine de la Mothe. Mais c'est vrai que pour l'instant son sort est plus enviable que pour le château ...
Non, je n'habite pas dans le secteur, mais je connais l'histoire du château et j'ai eu l'occasion de me promener autour du site (enfin, en restant à l'extérieur car les visites sont comment dire ? fortement déconseillées!!!). Samuel
Commentaire n°10
posté par
samuel
le 21/11/2008 à 20h09
oui je m'en étais apercus aussi que les visiteurs n'étaient pas forcément les bienvenus passé une certaine limite... Et mon numérique zoome très bien, ca aide!!! ^^
Très jolies photos!
Je suis aussi passé voir ce château dont j'ai appris l'existence par hasard sur internet, mais dommage qu'on ne puisse pas en voir grand chose sans entrer dans la propriété privée... C'est vrai qu'il faudrait le sauver, et pourtant les ruines envahies de végétation sont si belles à regarder, ça fait château de la belle au bois dormant...
Bonne continuation David
Commentaire n°11
posté par
Pierrick
le 21/11/2008 à 20h55
Oui les ruines ca fait jolie si on veut, mais celle-la aurait grand besoin de consolidations immédiates à défaut de reconstruction. Et enlever les arbres et le lierre qui poussent sur et dans
les murs, au risquede lesfairess'écrouler...
OK pour la bannière tu me fais la demande quand tu veux et sans problème, je te la réalise.
En attendant, tu peux venir me poser des coms et ainsi m'aider à passer en mode Privilège.
Merci et à plus tard
Commentaire n°13
posté par
Francisco
le 23/11/2008 à 14h51
La Mothe n'est pas classé Mon. Hist. ni à l'Inventaire Supplémentaire des M.H. Pas de subventions, pas de déductions fiscales, donc, mais pas de contraintes administratives et pas d'obligation de restaurer, non plus ; de toutes façons, pas de travaux entrepris depuis 75 ans, alors... Samuel
Commentaire n°15
posté par
samuel
le 02/12/2008 à 13h37
Salut et merci d'avoir posté dans mon fil "nouveau blog"
je vois tes photos et ayant habité un an à saumur, je retrouve des impression d'une bien belle région.
Bravo, blog tres agréable et complet.
Commentaire n°16
posté par
Astuce
le 15/12/2008 à 23h02
Bonjour et félicitation pour ce blog.
Je suis Antoine A. Cavroy, petit-fils de Jules Cavroy, le dernier propriétaire digne de ce nom qu'ont eu le Chateau de la Mothe Chandeniers, Chandoiseau, ... à l'époque, mon grand père l'avait acheté après la guerre d'Algérie en 63 à la veuve du Baron Lejeune. Cette dernière fit d'ailleurs briser en deux la statue de son mari, dans la cour intérieur du chateau étant donné qu'elle ne pouvait partir avec.
Que dire de "la mothe" comme nous l'appelons dans la famille... beaucoup refuse d'y repasser dans la famille.
Durant des annèes, le domaine qui était de 2000 héctares (1200 en forêt et 800 de terres agricoles) fût dirigé par mon grand-père, industriel à la retraite. C'était un travail administratif à plein temps, n'étant pas paysan, il gérait les ventes des récoltes, faites par les paysans qui travaillaient et habitaient dans le fermes du château, il s'occupait de rentabiliser le domaine pour y lancer des travaux. Il louait aussi des parts de chasse (je me rappelle que c'était 9000 francs alors que le salaire moyen en France était de 3000...), il y avait du beau monde et cela lui fût un bon moyen pour garder ses relations aux gouvernements, dont Edgar Faure, qui était flâté de chassé avec mon grand-père, ancien champion olympique de tire aux pigeons ! J'ai d'ailleurs toujours une longue lettre de sa veuve, le remerciant de ces condoléances. Le garde-chasse était un homme sans nez, car blessé par un coup de chevrotine et beaucoup d'enfants de la famille l'appelait en cachette "monsieur sans nez", jusqu'au jour ou cela échappa à mon grand-père, alors qu'il répondit en ouvrant la porte: "Tiens c'est vous sans nez !". Le pauvre homme ayant bien trop de respet fit comme si de rien n'était.
Il y a aussi des traces comme quoi Jeanne d'Arc aurait passé une nuit à Chandoiseau... c'est dans des écrits aux archives nationales.
Bref, malheureusement, les travaux sur l'ensemble de domaine était important vu le mauvais état d'entretien suite au incendit et à la période de Madame Lejeune veuve, mais le domaine retrouva de son faste petit à petit et surtout de l'entretien.
Le saviez-vous, car cela ne se voit plus: les ponts sont pavés et la première cour (dite cour d'honeur) entre les communs et l'orangerie, était en sable et non en herbe... l'herbe n'était que sur deux grands massifs, un de chaque côté, dont l'on faisait le tour en voiture. Et il n'y avait pas de haie car l'endroit devait être vu ! D'ailleurs j'appelle au désherbage ! et la haie avec ! c'est une honte!
Mon grand-père avait fait venir des entreprises de la région, mais aussi de Paris, ainsi que les Momunents historiques (qui avait fini par classer le pigeonier et reconnaître un intérêt pour l'escalier à vis de la cour intérieur, qui aurait inspiré le fameux escalier du Château de Blois). Mais tous ont refusés d'attaquer le travail de restauration du château, car la pierre est malade. Donc une reconstruction quasi-totale était nécessaire, la structure ne pouvant plus supporter de nouvelles tonnes de planchés et charpantes... Mon grand-père a dès lors consacré (la mort dans l'âme et du haut de ses 80 ans passés) l'entretien à tout le reste: la chapelle, les fermes, les manoirs, l'orangerie (qui est à gauche), les communs et écuries (à droites), ...
L'Orangerie, aujourd'hui refuge de véritables porcs mals élevés et aux grands airs... était complètement aménagée de boiseries et majestueuses cheminées, depuis le dernier incendit de 1932. Je ne sais pas ce qu'il en subsiste, vu l'acceuil des porcs qui se complaingne sous un toit qui leur tombe dessus. Gachi !
Et oui, malheureusement, dans les annèes 80, mon grand-père a passé ses 90 ans et n'ayant intéressé aucun de ses enfants ayant tous des carières ailleurs, il y vendu pour se retirer près de Rambouillet dans la propriété plus petite et plus facilement gérable qu'avait laissés les parents de ma grand-mère.
Le domaine, qu'il avait toujours maintenu en un seul morceau, représentait évidemment un prix de vente éxorbitant suite aux expertises, d'autant plus que ses activités n'était pas dans le rouge, malgré les 9000 francs par mois nécessaires rien que pour les frais de chauffage de l'Orangerie (habitation principale dupuis l'incendit).
L'Etat, quasiment le seul acheteur possible refusa les propositions faites, ce fût donc vendu à une banque florissante (à l'époque), le Crédit Lyonnais. Ces derniers laissèrent vite les bois à l'abandon (et oui, ça aussi c'est de l'entretien), puis lors de leurs problèmes de tailles fin années 80/début 90, ils vendirent morceau par morceau et ce jusqu'à l'extrème, pour faire le plus d'argent possible. Ce qui explique la présence aujourd'hui de divers propriétaires, même dans la ceinture de douves.
Ce fût la fin du domaine de la Mothe Chandeniers, et la fin de l'éspoire pour la plupart des bâtiments... Sans leurs héctares comme source de revenus, le château et les bâtiments ne seront plus jamais rentables. C'est la fin.
Voilà "en bref" et en vrac quelques précisions et histoires sur ce lieu qui nous est cher.
Chers amis, merci de votre intérêt pour ce lieu, la Mothe-Chandeniers... un rêve à jamais.
Antoine-Alexandre Cavroy
Commentaire n°17
posté par
Antoine-Alexandre Cavroy
le 19/12/2008 à 20h49
Merci pour votre témoignage très touchant Antoine-Alexandre. C'est un privilège pour moi que vous ayez visité mon blog, et j'imagine forcément votre pincement au coeur quand vous avez vu mes
clichés. C'est vrai que ce château mériterait une fin plus digne... Merci de votre passage et joyeuses fêtes
Merci, Merci, tout simplement merci , grace a vous j'ai enfin trouvé le nom du manoir se trouvant à coté du sublime chateau de la motte chandenier.
Je passe devant ce manoir pour aller en Bretagne et je suis tombée sous son charme.
Ce blog est très beau! Félicitation. =) et très jolies photos!
Commentaire n°18
posté par
laurence
le 08/03/2009 à 20h31
Ben de rien Laurence , je suis ravis de vous avoir aidé à retrouver le nom du manoir de Chandoiseau
:
Ce blog présente pas mal de photos prises lors de mes nombreuses balades en Sarthe ou ailleurs, car je suis passionné par les vieilles pierres et le patrimoine en général.
Bonne visite!
Les photos publiées sur ce blog m'appartiennent légalement. Si vous êtes
intéressé par une, contactez-moi et je vous l'enverrais par mail. Merci d'avance.
Peut etre qu'un jour....
Merci de votre passage et joyeuses fêtes
Je passe devant ce manoir pour aller en Bretagne et je suis tombée sous son charme.
Ce blog est très beau! Félicitation. =) et très jolies photos!